Paramédicalis

Interview exclusive du secrétaire général de l’ESSTST

Mr. Fayçal Ghariani

   L’avenir et le passé de l’école? … LMD: Avantages et inconvénients? … La visite du Ministre de la Santé Publique? …

   Ce sont seulement quelques unes des questions qui hantent les esprits des étudiants. Nous avons donc fait cette interview avec le secrétaire général de notre école afin d’avoir les idées plus claires sur ces sujets.

Paramédicalis: Nous vous remercions d’abord d’avoir accepté cette interview et de nous avoir donné un peu de votre temps.

Si vous nous parliez un peu de vous et de votre carrière dans l’ESSTST.

Fayçal Ghariani: D’abord je voudrais vous remercier pour cette initiative et je voudrais encourager chaque étudiant à participer aux activités de notre école.

J’ai débuté au poste de S.G. à l’ESSTST en Mars 2003 et je fais partie du ministère de la Santé Publique depuis 1986. J’ai accepté mon poste actuel car j’y ai vu un défi puisque je devais m’adapter avec cette tranche d’âge qui touche surtout les jeunes et qui représentera notre futur.

●P: Si vous nous parliez un peu de votre début à l’ESSTST.

F.G.: A vrai dire, l’environnement éducatif n’était pas en bon état. Nous avons donc essayé de le rendre agréable en augmentant le nombre de salles, en améliorant les laboratoires, les salles de TP, la cour et en sensibilisant d’avantage le cadre enseignant. Tout cela malgré un budget très limité et surtout malgré les obstacles qu’on a rencontré, dont le plus important est le nombre, continuellement augmentant, d’étudiants (2600 étudiants 2007-2008). On a aussi donné une plus grande importance aux zones vertes et le côté esthétique ainsi qu’à l’hygiène (les toilettes ont été rénovées en 2005) et ceci dans le but de fournir à l’étudiant un environnement agréable pour y passer sa vie universitaire. Par ailleurs, on a introduit les activités sportives et culturelles à l’école qui ont donné leur fruit (Club de Santé: prix national et régional, équipe de foot: champions universitaires).

●P: Quels sont vos projets pour les années à venir? Les avez-vous présenté au Ministre de la Santé Publique lors de sa visite?

F.G.: En effet nous avons un projet comportant un nouvel amphithéatre, la rénovation des salles de TP et les

laboratoires ainsi qu’une bibliothèque plus spacieuse et moderne équipée d’un coin informatique. Ce projet est estimé à 1.600.000 DT. Ce sujet a été proposé au Ministre de la         Santé Publique et au Secrétaire d’Etat lors de leur visite et ils ont donné le feu vert pour qu’il soit réalisé par étapes. On a donc donné la priorité aux laboratoires qui seront prets d’ici 2009.

Pour nous, cette vision n’était qu’un « projet », maintenant il est devenu réalisable.

●P:Quel était la réaction du Ministre de la Santé Publique et son avis sur l’école?

F.G.: D’après le feedback qu’on a reçu, le Ministre était très satisfait de notre établissement. Cependant, je voudrai dire que le fait qu’il nous a rendu visite est déjà un point très positif puisque c’est la première dans l’histoire de l’ESSTST.

●P: Considérez-vous cette visite comme un remerciement pour ce que vous avez donné à l’école?

F.G.: Non. Mon travail est pour moi un devoir sacré. Peut être le remerciement, si je peux me permettre ce mot, sera le reflet des résultats annuels de nos étudiants. Je trouve que tout le monde doit contribuer à améliorer les choses.

●P:Quel est votre message à l’étudiant? Et quelles sont les habitudes que vous aimeriez  changer chez lui?

F.G.:  En ce qui concerne les comportements malsains de l’étudiant, je ne peux blâmer celui-ci, mais on essaye de lui faire passer un message éducatif, dont le thème est le savoir vivre et se considérer comme un être civilisé. Dans ce contexte, cette éducation doit être faite à tout niveau, car ces mauvaises habitudes sont acquises et il faut toujours essayer de les éliminer. J’espère tout de même que nos étudiants contribuent aussi à améliorer les choses et ceci en

faisant des actions préventives ou des journées sans tabac… je crois sincèrement que les jeunes forment

une tranche active et créative qui a une passion pour la vie et non seulement pour les études.

●P: Passons à la problématique du moment: le LMD. Si vous nous parliez de ce système au sein de notre école.

F.G.: Le système LMD a été introduit dans notre école afin de suivre le système mondial, donc un Bac+3. La Biologie, par exemple, renferme ces exigences dont 75% des matières sont communes et conventionnelles et 25% sont des matières optionnelles. Nous essayerons d’atteindre avec ce système une équivalence nationale et internationale, ainsi qu’un passage systématique de la Licence au Mastère pour toutes les sections. Ce système nous aidera par la suite à améliorer, entre autres, le niveau d’encadrement.

●P:  Le Marché du travail?

F.G.: L’étudiant doit réaliser que le secteur public est saturé. On ne peut nier que ce secteur n’est plus capable de fournir des places suffisantes à tout les diplômés. L’étudiant doit donc chercher d’autres solutions et je vous assure qu’il y en a plein. Les paramédicaux peuvent travailler non seulement dans leurs spécialités mais aussi d’autres. D’autre part, les sociétés et laboratoires privés peuvent soulager la pression sur le secteur éthatique.

●P:  Votre mot de la  fin.

F.G.: J’invite nos étudiants à être créatifs et à communiquer car la communication représente la majeure défaillance dans nos systèmes, et comme je le dis toujours: le vrai capital de notre pays est son capital humain surtout nos jeunes.

●P: Merci encore une fois pour cette interview.

F.G.: Merci à vous et bonne continuation.

Interview réalisée par: El Bani Raouf & Ghdemsi Hamza

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